Article 4 : Du lancement du rallye à la sortie de l’Europe.

Le feu vert de l’aventure a donc officiellement débuté lundi 22 juillet, au lendemain de la soirée de lancement de l’équipe organisatrice du rallye. Soirée très anglo-saxonne, où beaucoup de participants ont pris la décision assumée de laisser les neurones à la maison. Le “Junktown”, traditionnel lieu de ralliement de la course à 40 minutes de routes de Prague nous a transporté dans une autre dimension, offrant une immersion dans le monde de Mad Max. L’occasion également de rencontrer les autres équipages et montures avec qui nous traverserons un tiers du globe. Beaucoup ne jouent pas le jeu, partant en Nissan Micra ou encore en Fiat Panda 4×4. Nous sommes agréablement surpris de voir que les équipages français respectent tous le jeu et partent tous avec un bolide de marque française (205, 4L fourgonnette, twingo, et une magnifique Peugeot 204 de 1968 parmi tant d’autres). Ce que nous retenons est que Josy n’a pas à rougir, tant pour son courage et sa classe. Nous nous lançons donc fiers et sereins dans le périple qui nous attend !

 

Première étape, la traversée de l’Europe de l’est.

Les premiers jours sont marqués par la découverte d’une autre Europe, une Europe avec de bonnes routes, mais des codes bien différents des nôtres aux côtés de trois autres équipes (Babacar composé de deux voitures, et les courageux The Conquerors, qui ont pris la décision de partir en 4L). Le premier jour, nous atteignons Budapest par un petit crochet en Slovaquie. L’arrivée en Hongrie un peu tardive (sur les coups de 21h) ne nous prive pas d’une virée nocturne dans la ville. Soirée au cours de laquelle Ben obtient brillamment le maillot à pois de la soirée, dont nous ne déballerons pas les dessous ici…. Ce qui se passe à Buda reste à Buda.

Le lendemain, nous partons en début d’après-midi pour la Roumanie. Nous visons le Transfagarasan, une route réputée pour être l’une des plus belle d’Europe. Le temps n’étant pas avec nous, nous prenons la décision de nous arrêter un peu avant Sibiu pour la nuit dans un camping pas très commode. Heureusement, nous lisons les commentaires sur Google que le lendemain, qui évoquent des disparitions malheureuses de roues de voiture pendant la nuit. Contents de partir, et très excités de la journée qui nous attend ! Petit passage à Sibiu, avant d’aborder le dénivelé positif de 2’000 mètres qui nous portera sur les sommets de la Transfagarasan. Josy est venu, elle a vu, et elle a vaincu ! Devant l’impressionnant paysage et la fraicheur des montagnes, c’est sans trop de difficulté que notre championne a pris le dessus de cette route sur un fond de Chopin. Nous nous arrêtons pour piqueniquer avec les Babacars et les Conquerors avant de redescendre le mont. C’est un autre pays qui s’offre à nous de l’autre côté de la montagne. Nous croisons deux ourses, une multitude de calèches qui transportent du bétail et de la paille sur la nationale. Nous sommes toujours en Europe, et déjà la différence de culture est notable. C’est alors que le premier incident marquant du voyage s’est produit. Alors que nous prenons la route pour Bucarest, nous assistons a l’écrasement d’un chien de la part d’une voiture qui tentait de nous dépasser. Autant vous dire que la quarantaine de minute qui a suivi était très silencieuse, et tendu dans le cockpit de notre C15… Le soir nous dormons chez l’oncle de Augustin qui habite à Bucarest, nous profitons d’un bon repas et d’une douche. Ça fait du bien !

 

Après ce repos bien mérité nous nous dirigeons vers la Bulgarie et la Turquie. Après avoir attendu le reste du groupe, qui devait arranger un problème de fuite d’huile dans la matinée, nous nous enfonçons dans l’arrière-pays de la Bulgarie. Rien à signaler à part le fait que nous avons eu l’honneur de gouter aux aires de route Bulgares en compagnie de camionneurs pas très commodes. Nous nous posons pour la nuit dans la charmante ville de Gabrovo, dernière étape avant la Turquie !

 

Le lendemain, après un court passage à Bouzloudja souvent décrite comme une soucoupe volante rappelant les vestiges de l’ère communiste, nous nous dirigeons vers la frontière Turque. Dépassant des dizaines et des dizaines de camions pour atteindre le poste réservé aux voitures, nous patientons une petite heure avant d’affronter les quatre postes de douanes Bulgares et Turcs pour atteindre le saint graal qu’est la sortie de l’Europe.

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